La Cambre Bruxelles 2005_2006

Bonjour,
Voici le blog que nous avons mis en place sur la plateforme SEP pour y faire sédimenter toutes les recherches des étudiants menées dans le cadre du cours “Eco-conception & développement durable” à La Cambre en 2005.

SEP pour Sustainable Everyday Project accueille tous les projets, initiatives, recherches… prometteurs en terme de développement durable. La contribution des étudiants dans le cadre du cours “Eco-conception & développement durable” à La Cambre viendra s’ajouter au catalogue de cas d’innovations sociales prometteuses en terme de développement durable constitué par l’ensemble des écoles participantes… Ces cas sont constituent des stimulis pour le développement de nouvelles produits et services plus respecteux de l’environnement et susceptibles de régénerer le tissus social autour de nous. Ils sont aussi un moyen de repenser notre notre société au quotidien vers plus de développement durable.

GAC d\'Ixelles

Groupe d’achat commun de produit bio

INNOVATION CLÉ
Il s’agit d’un endroit où l’on peut acheter des paniers bios provenant d’une agriculture locale.

FONCTIONNEMENT
L’idée est de se regrouper, de manière à faire une commande groupée à un agriculteur proche et ainsi accéder à des produits garantis bio tout en ne déboursant pas plus qu’au supermarché du coin.
Ainsi chaque semaine, le mercredi plus précisément, une vingtaine de “gaceurs” (prononcer “gaqueur”) se réunissent pour passer commande pour la semaine suivante et enlever la commande du jour. Ils se partagent les différentes tâches de logistique à tour de rôle. Les produits disponibles sont repartit en paniers légumes (poireaux, potirons, choux, épinards, carottes, cresson, …) ou fruit (pomme, poire et venant du commerce équitable). Chaque client recevant le même panier, mais changeant chaque semaine (il y a du pain aussi).

CONTEXTE
Des habitants du quartier F. Cocq à Ixelles suite à la dégradation du quartier on décidé de se regrouper en un comité, afin de se retrouver pour discuter, organiser des activités, essayer d’améliorer leur quotidien.
Suite à une montée en puissance de la malbouffe, le groupe était désireux de susciter une réflexion sur la consommation, les circuits de distribution des produits alimentaires de base, les multinationales agro-alimentaires, les OGM, etc. Et proposer une alternative concrète de distribution en “circuit court” et en autogestion de produits d’alimentation biologiques.
L’idée était de mettre l’alimentation biologique à la portée de toutes les bourses et de donner aux citadins un accès facile aux produits de la ferme tout en soutenant les petits producteurs biologiques artisanaux locaux.

DEVELOPPEMENT
Il s’agit de diminuer au maximum le nombre d’intermédiaires entre le légume et notre assiette. Le but est aussi de permettre aux producteurs et aux consomm’acteurs de se rencontrer, de connaître les contraintes et les attentes de chacun.
Le producteur prépare directement une vingtaine de paniers que deux bénévoles cosomm’acteur réceptionnent dans leur petit local (utilisé à d’autre fin habituellement), se succède alors la venue des différents consommateurs. Cette action reste une action locale, de proximité, qui nécessite peu de moyen (petit local, petite consommation, pas de stockage), juste un peu de temps de la part des bénévoles.
Cette action reste discrète peut-être par peur d’être submergée… mais mériterait d’être connue du tout public.

BÉNÉFICE ENVIRONNEMENTAL
Les produits étant locaux le transport de marchandise est fortement réduit. On favorise une agriculture écologique, sans pesticide. Revaloriser des légumes oubliés, ce sont les légumes de saison qui sont cultivés.

BÉNÉFICE SOCIAL
Il s’agit de créer un lieu de rencontre où débattre et s’informer sur la malbouffe, l’agriculture biologique ou classique, industrielle ou artisanale, les légumes oubliés, les légumes de saison, des recettes de cuisine et d’autres thèmes environnementaux ou sociaux.

BÉNÉFICE ÉCONOMIQUE
Le comité perçoit des bénéfices 0,20€ par panier ne payant que la consommation d’électricité, le local étant gracieusement prêté.
Le but étant avant tout de favoriser les petits producteurs bio locaux trop souvent menacés par les grandes multinationales.

PERSPECTIVES
A court terme, on pourrait voir se développer d’autre initiative locale dans Bruxelles et dans d’autre ville.
L’idéal serait que les pouvoirs publics se rendent compte de l’intérêt pour l’agriculture écologique et que le gouvernement prenne des mesures dans ce sens.

localisation

Le GAC du comité cité, une petite lueur citoyenne dans la ville

localisation

Localisation entre la chaussée de Wavre et la chaussée d’Ixelles, à 2 pas de la place F Cocq.

organisation

Le planning de l’organisation, à l’ordre du jour distribution des paniers bio.

organisatrice

Julie l’une des bénévoles du jour, elle prend les commandes pour la semaine prochaine et s’assure que tout le monde reçoit son panier.

panier1

Les paniers qui attendent encore leur consomm’acteur.

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Ceux qui sont déjà partis.

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Panier pour 2 personnes à 7,20€ : poireaux, choux rouge, céleris vert, chicon et carottes.

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Paniers 4 personnes à 14,20€ : un choux chinois et des brocolis en plus rien que des légumes de saison.

pain

Le pain bio.

consommatrice

Déborah une artiste du coin, consomm’actrice du gac.

GAC du Comité cité, D’Ixelles rue de la Tulipe, 1050 Ixelles 02.511.01.21
Recherche par Anouk Mardaga et Beatriz Cantillana Architecture d’intérieure.

lieu

1. Genèse
La ferme Nos Pilifs fut créée en 1984 par Benoît Ceysens pour répondre à la difficulté de mise à l’emploi des personnes handicapées. En 20 ans, elle est passée de 6 à 150 employés. C’est un modèle d’ETA (Entreprise de Travail Adapté)

2. La Ferme Nos Pilifs
La Ferme est une entreprise à une dimension sociale, environnementale et économique aux activités multiples:

• L’entreprise de jardin remet en état les jardins publics et privés.
• La jardinerie vend des plantes, des outils de jardin et des produits d’entretient respectueux de l’environnement, des poulets, des légumes et du pain de la ferme.
• L’Estaminet est un restaurant ouvert tous les midi.
• L’élevage : les travailleurs élèvent des poulets et ont une production de miel de la Ferme.
• La ferme d’animation propose aux enfants de la ville des activités orientées vers la nature, l’environnement, les animaux. La relation créée entre les travailleurs et les enfants est réciproquement enrichissante.
• L’équipe de manutention se charge essentiellement de mailing et de mise sous enveloppe.

3. Objectifs
• Donner à chaque travailleur le droit d’exercer un rôle social valorisant.
• Faire disparaître les handicaps en adaptant le travail aux personnes.
• Gérer le bien-être au travail : les personnes handicapées retrouvent une place dans le tissu social, la communication avec le client est mise en valeur. Lla rentabilité de l’entreprise découle de ce bien-être.
• Renouer un contact direct entre les clients et la nature en respectant l’environnement, rétablir un lien direct entre les clients et les produits ou les services.
• Participer au commerce équitable et à l’emploi durable.

4. Economie
Cette entreprise est une des 14 ETA en Belgique. Elle a été labellisée « Entreprise Eco dynamique » par l’IBGE. Les 150 travailleurs (dont 75 personnes handicapées) sont répartis en 6 sections, dirigée chacune par un professionnel. Structurellement et financièrement, la ferme est une entité indépendante et autonome. En tant qu’ETA, elle est subsidiée par le Service bruxellois francophone. Ces subsides représentent 40% des recettes.

5. Perspectives
L’entreprise construira cette année une épicerie et une boulangerie artisanale pour créer de nouveaux emplois plus adaptés aux capacités de certains dans le domaine de la boulangerie, et au vieillissement de certains travailleurs.

gens
gens

Photographies

Quelques gestes écologiques : Les bâtiments sont construit en terre-paille, qui est ensuite enduit. Ils bénéficient d’une citerne, essentiellement pour les jardins et les potagers. Les eaux usées sont recyclées naturellement grâce à un système d’écoulement en 3 bassins dont un contient des enzymes, un autre des roseaux, un autre des graviers. L’eau propre est écoulée ensuite naturellement. Le camion fonctionne au gaz.
Le jardin et les animaux : Il est toujours ouvert au public, ce qui motive les travailleurs) le garder toujours en ordre pour les visites.
Il y a aussi le potager didactique, la ruche, le bois, véritable terrain d’aventure.
Le comité de quartier a également établi une promenade verte qui traverse le domaine.
Anne-Françoise - caissière en chef - Jardinerie : Les produits vendus dans la jardinerie sont écologiques et sans impact environnementaux.
Alain - Atelier technique: Il fait des miracles de réparation et trouve aussi des astuces pour adapter les machines aux travailleurs.
Philippe:réception
Le local de manutention : On y fait du mailing, du tri postal… Certaines machines sont à disposition pour garantir les livraisons dans les temps.
Cuisine – photo de Fredo. Deux chefs cuistots gèrent l’équipe de cuisine.
Stéphane – équipe de jardin
Rudy : boulangerie
La boulangerie. On y fait du pain avec les enfants ainsi que le pain vendu au magasin.
Manu : boulanger.
Et enfin administrateur général : Benoît Ceysens

Genèse
La Ferme de la Vache appartient au CPAS de Liège depuis 1858. Le projet a commencé en 1998. Il consistait à restaurer ce bâtiment alors en ruine et en faire un centre de formation. La ferme possédant une étendue de terrain de 4 hectares le projet s’est adapté et orienté vers le jardinage biologique.

Réponse
Au fur et à mesure l’association a grandi ( elle compte actuellement 11 personnes) et a développé son projet social autour de trois axes.
Le premier axe est le jardinage biologique.
Le deuxième axe propose des activités autour des différents terrains : un petit magasin de produits cultivés sur le terrain collectif, des ateliers de jardinage, des stages pour enfants et des journées pédagogiques.
Le troisième axe du projet est de participer au développement communautaire du quartier Pierreuse qui a gardé un fort esprit communautaire et qui compte un réseau d’association intense : 14 parcelles sont mises à disposition des habitants du quartier,
« la table d’hôte » : le principe est de devenir cuistot d’un soir et de cuisiner le menu de son choix pour 40 convives.
La ferme organise aussi des activités diverses entre autre un atelier peinture et un atelier de jeux de société.

Utilisateurs
La Ferme est ouvert à tout public. Elle donne priorité aux allocataires sociaux de Liège, pensionnés, personnes handicapées mentales, et les habitants du quartier.

Bénéfices
La ferme travaille à l’insertion sociale. Elle cherche à rompre l’isolement des personnes qui se sentent seules, à leur trouver une utilité et les valoriser par leurs acquis pour se faire reconnaître par le groupe. Elle sensibilise à l’environnement. Elle offre une redécouverte du travail de la terre, du compostage, de légumes variés et de leurs saveurs diverses. L’association a participé à la sauvegarde du site: les terrains de la ferme ont pu devenir un site classé. Le champ, à deux pas du centre ville, est une bouffé d’air pour les habitants du quartier et autres citadins de Liège.

Economie
La Ferme de la Vache possède un statut d’administration publique. Elle est subsidiée par la Région Wallonne pour payer le personnel et l’animation. Les recettes (des activités payantes, le magasin, etc.) de la Ferme permettent de payer les frais propres du bâtiment. Malgré ses 100 clients par semaine la Ferme rentre tout juste dans ses frais et elle ne fait aucun bénéfice.

Perspectives
La Ferme de la Vache est pionnière dans le domaine des jardins sociaux en Belgique. Elle fait partie du réseau des jardins solidaires de Wallonie. Malgré cette reconnaissance de la Région Wallonne, elle reste toujours à la merci du pouvoir politique en place et de ses subsides plus ou moins généreux. Heureusement l’association appartient à un gros CPAS qui lui donne une certaine stabilité.

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Faciliter l’auto-stop dans l’enceinte de la ville de Bruxelles, tel est l’objectif de VAP, les Voitures A Partager.

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VAP est un projet qui a vu le jour en septembre 2005, à l’occasion de la semaine de la mobilité de Watermael-Boitsfort. Devant le constat d’une circulation automobile en constante augmentation, Claire Van Bellinghen, responsable du projet, s’était demandé dans quelle mesure il lui était possible d’encourager le covoiturage en ville.
Lui est alors venue l’idée de réunir au sein d’un même groupe automobilistes et piétons désireux de partager l’expérience du covoiturage.
L’avantage d’une telle initiative est que, par l’inscription des membres, VAP entend rassurer les usagers sur l’aspect sécuritaire du service. De même, s’instaure peu à peu une communauté autour du service, ce qui favorise l’assistance et la confiance entre ceux qui voyagent ensemble.

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Le principe de fonctionnement est le suivant : une fois inscrit (voir ci-dessous la démarche à suivre pour l’inscription), l’usager reçoit gratuitement un numéro de membre et un badge.
Avec cela, il peut participer au projet VAP comme piéton ou comme automobiliste : le piéton fait du stop en montrant son badge VAP et en indiquant si besoin sa destination sur une pancarte ; l’automobiliste, quant à lui, place visiblement sa carte de membre sur le pare-brise de son véhicule et prend l’auto-stoppeur VAP s’il va dans la même direction.

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Par ce projet, Claire Van Bellinghen n’a aucunement l’intention de faire concurrence aux transports en commun: il s’agirait plutôt de leur être complémentaire. Le covoiturage peut nous être utile pour parcourir les distances qui nous séparent des stations de transport à atteindre, par exemple pour la commune de Watermael-Boitsfort qui ne dispose que de trois bus pour 80 km de voirie.

A l’heure actuelle, le service restant assez jeune, le nombre d’usagers n’est pas assez conséquent pour être vraiment efficace. Les membres se comptent au nombre de 180 à Watermael-Boitsfort, et de 45 en dehors de cette commune. Si le projet en est encore à un stade expérimental, la perspective d’une augmentation du nombre d’utilisateurs est réelle. Mais au-delà d’un simple but pratique, le projet VAP espère changer les habitudes des usagers de la route en encourageant les contacts sociaux.

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L’avantage d’un tel service est qu’il ne nécessite que de très peu d’infrastructures, dans le sens où ce sont les automobilistes qui mettent à disposition leur propre voiture au profit des piétons. VAP ne dispose ainsi que de badges, et de cartes à offrir à ses utilisateurs. Un ordinateur est également utilisé pour stocker les données des inscrits.
Cependant, avec l’aide de certains fonds attendus des pouvoirs publics, Claire Van Bellinghen espère améliorer la qualité du service, en développant un certain nombre de points :

- amélioration de la campagne de sensibilisation (logo, site Internet, tracts et affiches,….)
- extension progressive à l’ensemble de la région bruxelloise. A terme, chaque commune posséderait son centre VAP, permettant le déplacement entre les communes grâce à des lifts successifs
- Développement de meilleurs moyens de communication entre piétons et automobilistes (ex : panneaux indiquant la destination de l’automobiliste)
- Création d’un banque de données plus fiables
- Partenariat (avec taxistop, par exemple)
- En finalité, le service serait pris en charge par exemple par les communes, ou encore la ligue des familles

De par son nombre d’utilisateurs toujours grandissant et ses perspectives concrètes de développement, VAP entend bien se démocratiser jusqu’à, peut-être, disparaître derrière l’enthousiasme collectif pour le covoiturage qu’il aura engendré.

Le G.R.A.C.Q
Ramassage scolaire à vélo

Chaque jour de plus en plus d’enfants prennent le vélo pour aller à l’école. Ils sont accompagnés par des adultes et suivent des itinéraires bien précis. Les avantages sont multiples: moins d’enfants assis sur les banquettes arrières et donc moins de pollution atmosphérique, gain de temps pour les parents, bienfait pour la santé des enfants, mode de transport plus économique.

Le point de départ
En 2000 la section locale du GRACQ de Waterloo prend l’initiative avec 3 membres de promouvoir le vélo dans la ville. La solution est de convaincre dès le plus jeune age : les enfants. C’est a partir de la qu’a été créé le ramassage scolaire à vélo dans le quartier du Chenois à Waterloo

La participation
Les élèves : Le ramassage scolaire s’adresse aux élèves de 4, 5 et 6eme années primaires divisés en groupe de 10 élèves.
Les parents : Un objectif majeur du projet est de faire participer les parents le plus possible à l’organisation et la gestion du ramassage scolaire afin que le projet devienne le plus autonome possible. Les parents sont ainsi appelés à devenir les responsables d’un parcours et d’accompagner le cortège.
La commune : une éco-conseillère organise les horaires et définit le parcours
L’A.L.E vient à l’aide pour l’accompagnement des cyclistes
Les associations : Le G.R.A.C.Q et Pro Vélo.

Le point social
Ce projet est une sensibilisation des enfants à la conduite civique. Les parents souhaitent que leurs enfants se familiarisent avec le vélo en ville pour qu’ils l’utilisent seuls plus tard ce qui leur apprend à devenir autonomes.
Les enfants se retrouvent aussi entre eux à travers une activité qu’ils ont en commun.

Le point sécurité
La veste fluorescente et le casque sont obligatoires. Ils consistent du minimum requit pour la sécurité en général. Il est aussi conseillé d’avoir un porte bagage pour y déposer les cartables lourds ou toutes possessions supplémentaires. Un niveau de minimum d’expérience est requit pour la sécurité de l’enfant et celle de tous. Chaque élève reçoit son « Carnet de Ramassage Scolaire à Vélo » qui contient toute les informations personnel de l’enfant, les conditions d’engagements et tout les éléments de sécurité sur le convoi vélo.

Le point environnemental
60 enfants qui viennent à vélo à l’école équivalent environ à 45 voitures de moins qui viennent apporter des enfants. Le bienfait pour l’environnement est donc évident. Moins de voitures dans les alentours de l’école implique également plus de sécurité aux abords de l’école.

Le point économique
Le ramassage scolaire est économe en temps puisque les parents gagnent plus de 3h par semaine. Moins de files à l’école signifie en outre un gain de temps pour les parents qui n’ont d’autre choix que d’amener leurs enfants en voiture. Le ramassage scolaire est également économique puisque la consommation d’essence est réduite.
Le G.R.A.C.Q ne fournit pas les éléments de sécurité de base sauf pour des occasions particulières quand l’association reçoit, par exemple, des subsides à cet effet de la part de la commune ou de d’autres associations.

Enseignements tirés
Véritable engouement de la part des enfants, aller à l’école devient un réel moment de détente. Parenthèse entre le travail à l’école, cela permet aux enfants de décompresser.
Il semblerait aussi que les jeunes enfants devenus grands continuent à aller à l’école en vélo et propagent leur expérience et leur savoir au plus jeunes.

La Placette

La Placette 2

La Placette 3

Cas, innovation

Une vingtaine de familles harmonisent leurs maisons individuelles sur et autour d’un espace vert commun et partagé.

Fonctionnement

La Placette est une formule équilibrée entre les notions de foyer individuel et foyer communautaire. Les habitants sont liés par le concept activé ensemble. Ils forment un comité de gestion qui s’appuie sur des règles établies dès le départ et où chacun a sa place. Une réunion a lieu une fois par mois : relevé des problèmes, programmation des tâches; les rôles changent tous les ans. Ils procèdent par vote à l’unanimité, veto compris.

Contexte

1985 : 2 groupes, l’un de Bruxelles, l’autre de Gand, qui ont fait l’expérience d’une vie estudiantine communautaire, pensent que le partage d’un lieu de vie possède autant de richesses sociales que d’avantages pratiques. Les individus sont préservés des dangers types, à savoir les solitudes face aux soucis pratiques, affectifs, économiques, sociaux et économiques. Notons que la vie n’y est pas toujours évidente, il peut y avoir de fortes tensions. Et ajoutons, que ces avantages peuvent se retrouver dans des rues ordinaires où règne une bonne vie de quartier.

Développement

Cette solution d’habitat groupé est relativement peu développée. L’architecte de la Placette a néanmoins réédité l’expérience et la Belgique compterait une dizaine de cas. Notons que la formule semble être parfaitement viable et vivable. Cependant, même si énormément de personnes manifestent leur enthousiasme lors de la mise sur pied, le bon développement tient de la stabilité morale et financière des participants. La solidité des couples, la santé et le mode de vie sont également parfois des éléments déterminants. Précisons que cette formule ne comporte aucune direction politique, sociale, culturelle, religieuse ou autre.

Environnement

Les voitures ne traversent La Placette que pour les déchargements, un parking externe leur est réservé. Le co-voiturage se pratique notamment pour emmener les enfants à l’école. Ils appliquent le compostage.

Sociabilité

L’aspect social est l’argument primordial : solidarité, amitié, découverte des gens au delà des différences et des différends sans oublier le partage d’un univers commun. Les habitants ont aussi beaucoup misé sur l’éducation des enfants. Ajoutons que La Placette illustre aussi ses valeurs sociales avec la mise à disposition d’une petite maison nommée “Mosaïque” pour d’éventuels nécessiteux.

Economie

L’intérêt économique est important : réduction des coûts par l’achat collectif de terrain et matériaux, engagement d’un seul architecte et d’un seul entrepreneur.

Perspectives

Aucune perspective de développement n’est jugée nécessaire, mais La Placette est à l’entière disposition des groupes ayant des conceptions de l’habitat similaires. Concernant l’évolution de La Placette elle-même, les personnes plus âgées ne se préoccupent guère de la question de succession ou de pérennité. Par contre le problème des mouvements internes est important, le futur se dessine au présent avec par exemple des départs, des divorces ou des décès, qui demandent l’étude des nouveaux arrivants.

logo

Une association pilote pour la Belgique qui conscientise et agit vers un bien être social et environnemental.

www.natpro.be

Nature&progrès, 520 rue de Dave, 5100 Jambes Belgique Contact: Antonio Fernandes «antonio@natpro.be » tel 081.30.36.90

Présentation

façade

• Promotion de : l’agriculture, du jardinage bio, de la biodiversité

• Aliment comme lien entre producteur et consommateur

• Mise en place, promotion des circuits de distribution courts

• Renforcement de la ruralité

• Eco-bioconstruction et formation

• Promotion de tourisme rural et alternatif

• Visites et rencontres, partage des connaissances dans différents domaines.

Fonctionnement

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(Nous nous sommes particulièrement intéressé aux groupes d’achats communs.)

• liste de produits définis en groupe.

• rencontre organisée en fonction de critères : éthiques, écologiques, géographiques et sociaux avec le(s) producteurs

• les partenariats établis, une commande est envoyée. (Commandes centralisées et transmises au(x) producteur(s) à fréquences variables)

• tâches réparties en fonction des disponibilités de chacun

Contexte/ solution

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L’agro-industrielle même bio n’est pas :

écologique :
Surconsommation d’énergies (transport et emballage), excédant de production, culture intensive.

éthique :
Producteurs mis sous pression, production hors échelle humaine.

économique :
Stockage, intermédiaires

Niveau de la solution

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18 salariés, 5000 adhérents «nature & progrès » Belgique (l’association est plus importante qu’en France),
15 groupes d’achat

À venir:
7 groupes d’achats supplémentaires sur l’année et de nouveaux locaux.

Environnement

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Économie d’énergie : transport de proximité, emballage inexistant, production sans pesticides, meilleurs gestion de la terre, respect des cycles saisonniers, culture sans OGM, fertilité améliorée.
Augmentation de la capacité de la terre à résoudre ses problèmes.

Social

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Rapports humains aux producteurs ainsi qu’entre consommateurs, confiance, partage de connaissances,
échanges entre des gens de cultures et de classes sociales différentes. Reconnaissance du travail du producteur.

Économie

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Création d’un secteur économique et d’emploi

Bénéfice pour le groupe d’achat :
le volume « important » baisse le prix, pas d’intermédiaires, les produits peuvent être moins chères qu’en grande surface.

Bénéfice pour l’association :

Vente de livre.
Salons sur le thèmes de l’écologie.
Édition du magazine «Valériane»

Perspectives

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La diffusion de l’information au plus grand nombre dans le but de généraliser le système de groupement d’achat commun

Publication, site Internet, formation, stage de sensibilisation, accessible au plus grand nombre.

1. SYNTHESE :

Les kots-à-projet (ou kap’s) sont des associations étudiantes qui mêlent une fonction d’habitat et un projet socioculturel. Une dizaine d’étudiants s’installent dans la même maison et y vivent en communauté. Pendant toute l’année, ils poursuivent un projet pour animer le site universitaire de Louvain-La-Neuve où pour rendre service à ses utilisateurs.

2. LE FONTIONNEMENT :

Il existe actuellement 110 kots-à-projet à Louvain-La-Neuve qui gravitent autour d’un comité appelé « l’Organe ».

L’Organe compte trois fonctions :
• La présidence : Le président se charge de la représentation officielle des kap’s et dirige les commissions de reconduction.
• La trésorerie : Le trésorier reçoit les subsides de l’Université et de la Commune et s’occupe de les redistribuer aux différents kap’s.
• Les relations extérieures : Le responsable est chargé de la coordination des contactes entre les kap’s, l’Université et la Commune.

3. LE CONTEXTE :

Les kots-à-projet sont une aubaine pour l’Université. Lorsque l’université s’est installée dans le milieu neuf qu’était Louvain-La-Neuve, son principal souci était (et est encore aujourd’hui) de favoriser l’émergence d’un tissu socioculturel solide. Ainsi, les kap’s apparaissent comme un moyen de socialisation exceptionnel qui tombe à point.

Les kap’s répondent également à une demande accrue de logement.

4. LE DEVELOPPEMENT DE LA SOLUTION :

Les projets proposés sont divers et nombreux. Cependant ils peuvent être catégorisé :
• Les projets de sensibilisation : Ces projets défendent des causes humanitaires et écologiques et luttent contre la discrimination.
• Les projets de services aux étudiants : Certains kots décident de centraliser l’achat et la vente de syllabus. D’autres assurent la communication des informations sur le site de Louvain-La-Neuve.
• Les projets culturels : Proposition d’excursion au théâtre, de « midi de la poésie », de la découverte du cinéma ou de la bande dessinée.
• Les projets catholiques : Un kot organise des activités paroissiales.
• Les projets de langues : Des kots invitent les étudiants à pratiquer une langue étrangère dans un contexte différent de celui de l’auditoire.

5. LES BENEFICES ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX :

• Pour l’Université : L’UCL s’assure de l’implantation sur le campus d’un climat social et culturel où chacun peut s’épanouir.
• Pour les organisateurs : Outre les réductions de loyer, ces étudiants disposent d’outils (matériel, locaux, subsides) pour mener à bien les projets qui leur tiennent à cœur. De plus, les kap’s sont une belle opportunité pour s’ouvrir et s’épanouir en dehors des études.
• Pour les utilisateurs : Toutes les semaines des dizaines de projets sont organisés et répondent aux intérêts des étudiants.

6. LES PERSPECTIVES :

Les étudiants impliqués dans des kots-à-projet le vivent comme un complément à leur formation (impact sur un C.V.).

Devant la croissance des propositions de projets, l’Organe doit aujourd’hui stabiliser le nombre de kots-à-projet afin de maintenir une bonne gérance de ceux-ci.

7. UN EXEMPLE : Kot-é-Rythmes

Le Kot-é-Rythme est une équipe de 8 étudiants issus de divers facultés de l’UCL (surtout de l’IAD). D’une manière générale,ils proposent une revalorisation de la musique sur le site de Louvain-La-Neuve qui compte vraiment très peu de manifestations musicales de qualité.

Leurs actions sont :
• Leur principal projet est d’organiser « les fêtes de la musique ».
• Ils gèrent une « démothèque ».
• Tous les mardi soir, ils animent une émission radio sur « Radio Hellena 104.8 » durant laquelle ils présentent les groupes dont ils ont reçus la démo.

L’équipe :
• Somers Marie (présidente)
• d’Otreppe Thierry (gestion de la démothèque)
• Barbier Stéphane (responsable matériel)
• Gillet Simon (comptabilité)
• Coomans Arnaud (responsable informatique)
• Guichard Laurent (responsable sponsors)
• Leonard Florian (responsable promo)
• Bandino Anicée (secrétaire)




Photos des “fêtes de la musique”


Carsharing « Cambio », ‘ une voiture juste quand il faut ‘
Les avantages d’une voiture privée, à un prix proportionnel à votre utilisation.

Taxistop

Taxistop est depuis 1978 actif en Belgique sous la devise: “faire plus avec moins”.
Le but de Taxistop consiste à réaliser des projets améliorant l’utilisation des biens immobiliers, moyens de transport, etc. … Au cours des années, pas mal de services ont été mis sur pied (Airstop, Event pool, School pool, Centrale des moins mobiles, Cambio)
Cambio, une initiative de Taxistop
Cambio existe depuis 13 ans en Allemagne. En Belgique cette S.A. existe depuis 3 ans et est sponsorise par la Stib, de Lijn, le ministère de Bruxelles, etc.…

Carsharing

Cambio est un système de carsharing qui donne une plus grande liberté d’utilisation pratique.
L’utilisateur n’est donc pas obligé d’acheter une voiture qui lui coûte plus cher qu’être membre de Cambio.
Service
Cambio met à votre disposition un véhicule de votre choix, en fonction de vos besoins, quand vous le désirez, pour une heure, un jour ou une semaine. Le prix est proportionnel à votre utilisation.

Utilisation simple

Le principe est simple, vous recevez une carte à puce Cambio, avec votre code PIN individuel, qui vous donne accès à toutes les voitures Cambio de Belgique. Vous réservez la voiture de votre choix à l’endroit où vous désirez.
La réservation se fait par téléphone ou par Internet 24h sur 24, à la dernière minute ou longtemps à l’avance. Vous venez prendre la voiture à son emplacement et vous l’y ramenez à la fin du trajet.
Enfin, chaque mois vous recevrez une facture détaillée, reprenant tous vos itinéraires et le prix par trajet. Réservez, roulez et payez, on ne peut plus simple.

Développement

Bénéfice économique et social
Posséder une voiture qui reste devant votre porte vous coûte beaucoup d’argent et de soucis, pour les personnes ne roulant pas souvent, ce système est beaucoup plus avantageux que la possession d’une voiture individuelle, les coûts fixes sont minimes, et vous payez en fonction de votre utilisation. De plus toutes les voitures disposent de places de parking réservées, vous ne devrez donc plus paniquer à l’idée de devoir vous garer.

Bénéfice environnemental

Le bénéfice environnemental est principalement le désengorgement des centres urbains de Belgique. Lié au développement des transports en commun, Cambio voudrait montrer aux gens qui habitent la ville, qu’une voiture individuelle ne leur est pas indispensable, ce qui évidemment contribuerait à diminuer la pollution en ville.

Bénéfices sociaux

Civisme

Partager un bien commun entre personnes de différents milieux et origines impose une certaine discipline à l’utilisation du bien confié ponctuellement.

Bien-être

Le désengorgement des centres urbains améliorera la qualité de vie en ville tant d’un point de vue humain, relationnel, santé que d’un point de vue environnemental, ce qui ne peut avoir qu’un impact positif sur le mental citadins.

Conscientisation

Un des buts de Cambio est de jouer sur le changement de mentalité des personnes à long terme. Leur faire prendre conscience du désastre urbain actuel et de l’aggravation programmée si un changement ridical de notre mode de vie ne se fait pas. Un de leurs objectifs, ne plus recevoir un permis et une voiture à la majorité mais un « permis civique ».

Bénéfice économique ?

Pour les personnes n’ayant qu’une faible utilisation de la voiture, l’achat de cette dernière reste une dépense fort importante. En plus de l’achat, reste à payer les taxes, l’assurance et les entretiens ; en bref beaucoup d’argent pour un usage minime et pas toujours approprié à la ville. C’est pourquoi une utilisation rationnelle des moyens de transports mis à disposition peut rapidement se révéler bénéfique pour l’utilisateur civique et soucieux du développement durable.

Perspectives de développement

Pour l’instant, Cambio ne compte que 14 stations, à Bruxelles, et n’est présent qu’à Namur, Liège, Ottignies, Louvain-la-neuve, Gand, Bruges, Louvain et donc Bruxelles (plus de nombreuses villes étrangères), mais le but est d’être présent dans toutes les grandes villes Belges, et dans le plus de quartier possible, afin d’être vraiment efficace sur tout le territoire Belges.

“Nous avons trouvé Monsieur et Madame Koechli, deux fermiers suisses qui ont eu une expérience décevante dans le tiers-monde, notamment en Afrique, et ils sont revenus en Europe pour développer un projet pilote de ferme autonome en Belgique.

L’histoire

Avant de s’installer en Belgique en 1987,, Marcelle et Rudolph Koechli ont été coopérants dans le Tiers-Monde. Ils ont collaboré à divers projets agricoles en régions subtropicale : conception d’un système d’irrigation dans des plantations de coton et de tournesol en Israël, organisation de coopératives rurales regroupant des exploitants de cultures vivrières (riz et soya) en Indonésie, expérimentations de cultures locales au Zaïre avec essais de compostage,…
Mais, “face à l’inadaptation des aides et à l’hypocrisie d’un système économique occidental qui exploite le Sud plutôt que de l’émanciper, nous avons préféré revenir en Europe”, concèdent-ils. “Nous voulions tenter de créer un modèle de développement rural alternatif, dans un esprit de justice sociale et un souci constant d’écologie.”
Le projet développé en Belgique se situe à Wallin, en région Wallonne. Il s’agit d’une ferme dite Autonome, cet à dire une ferme que, par ses caractéristiques architecturaux et son équipement technique, est capable de générer sa propre énergie, sans avoir recours à des sources externes.
La ferme comprend des bâtiments pour loger trois familles de façon permanente, plus une treintène de visiteurs que vient travailler de façon bénévole.
La solution donnée par les concepteurs est divisée comme suive dans 4 parties :

-Énergie

Pour ceci il est proposé des panneaux solaires, un système de compostage (qui dégage du méthane), une pompe à chaleur, des moteurs Stirling,

-Alimentaire

La permaculture ou agriculture pérenne, un mode d’élevage en autarcie, la transformation du lait.

-Sanitaire

Des toilettes sèches.

-Chauffage

le système de construction des murs, appelle Holz100, permet une économie d’énergie énorme, une fois que le système est installé. Chauffage par les murs.
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-Eau

Finalement la récupération de l’eau de pluie, et le stockage dans des conteneurs.
Du côté production, Le but du projet n’est pas lucratif, néanmoins la ferme produit “100 paniers familiaux” tous les 15 jours dont les ventes maintiennent la ferme à flot.
L’investissement de départ est très important, la récupération de celui-ci ne s’effectue qu’une fois toutes les machines mises en place”.

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